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fixer son choix

Vous êtes toujours décidé à vous lancer dans l'aventure ?

Bien, à partir des informations que vous aurez recueillies et de l'évaluation objective de vos moyens vous allez devoir choisir l’environnement que vous voulez reproduire : Le biotope ainsi que les futurs habitants de l'aquarium : La biocénose . Ce choix détermine le mode de fonctionnement de l'aquarium, et la technique que vous utiliserez pour le faire fonctionner. Nous allons revenir sur les différentes possibilités offertes, sachez que le type choisit vous devrez respecter les règles et les critères imposés par la méthode qui sera appliquée et que vous ne pourrez pas facilement en changer. Dans ce domaine, l'innovation ou le panachage des diverses solutions possibles ne donne que des résultats incertains et est réservée qu’aux aquariophiles expérimentés.

La technique utilisée sera donc adaptée au type d'aquarium, c'est à dire à l‘environnement que vous voulez recréer et aux animaux conservés. C’est une affaire de goût mais aussi de raison. De cet usage découlera les techniques mises en place pour assurer le fonctionnement et finalement le matériel nécessaire.

Pour répondre aux exigences des animaux récifaux un soin particulier est apporté pour imiter l’éclairement et la température du milieu naturel. L’eau doit aussi avoir des critères de qualité : Composition, un bon taux d’oxygène dissous et elle doit être maintenue propre en mettant en œuvre un système de filtre efficace.

Les aquariums sont classés en types selon leur utilisation :

Tridacna
Tridacna, mollusque exigeant quant à la qualité de son environnement

Les invertébrés sont des organismes plus sensibles que les animaux supérieurs et un aquarium abritant des coraux en plus des poissons doit avoir une excellente qualité d'eau. Il faut notamment obtenir un taux de nitrates et de phosphates proches de zéro et un taux de nitrites, bien entendu, nul. Ces paramètres doivent être stables et maintenus dans le temps. La qualité d'eau est alors apte pour un aquarium récifal mais cela n'est pas aussi simple à obtenir qu'une qualité d'eau satisfaisante pour un aquarium ‘Fish Only’. Le matériel du récifal est ainsi adapté à la conservation des invertébrés. Le volume de cet aquarium pourra être moindre que celui d’un aquarium FO où les poissons, qui sont la principale attraction, réclament de l’espace pour leurs ébats et aussi par le fait que ces derniers, gros mangeurs, vont générer beaucoup de déchets organiques.

Les déchets organiques doivent être épurés et la qualité de l'eau dépend pour une bonne partie du système de filtration mis en place dans l'aquarium marin.

Voici les principales techniques de filtration à notre disposition selon les deux types d’aquariums : Les méthodes classiques de filtration adaptées aux ‘Fish Only’ : Aquariums où la production de déchets est importante mais où les animaux sont résistants à des taux de nitrates assez élevés et les techniques spécifiques aux aquariums récifaux assez peu producteurs de déchets mais où en revanche les animaux sont très sensibles à la pollution.

Les objectifs et la capacité de recyclage de ces deux types d’aquariums sont donc assez différents.

Techniques éprouvées pour les aquariums FO (poissons)

Techniques pour les aquariums récifaux (poissons et invertébrés)

Plus d’info : Une rapide présentation de la méthode berlinoise est fournie à la fin de ce chapitre, mais celle-ci est détaillée dans la suite.

Zoanthus

Zoanthus, Parazoanthus

Les zoanthus, clavularia, sarcophyton, xenia, sinularia, discosoma, et ricordea font partie des coraux mous les plus faciles à maintenir.

Si, grâce à ces méthodes, maintenir un aquarium FO ou récifal est à la portée de tous, un débutant doit savoir rester humble et limiter ses ambitions. Pourquoi commencer avec un aquarium peuplé d'espèces fragiles ou réputées difficiles à conserver ? Il est préférable d’acquérir une première expérience en utilisant les techniques les plus simples, les plus éprouvées et de choisir les animaux les plus robustes en captivité. N'écoutez pas les conseils d'amateurs sans réelle expérience, quelques mois ne sont pas suffisant pour juger de la capacité de maintenance et très souvent les signes d'une détérioration de la qualité de vie sont difficiles à discerner avant une issue fatale.

Le régime alimentaire, la nécessité d’un environnement spécifique, le comportement, peuvent rendre problématique et même impossible la conservation à long terme des animaux.

Un exemple : Les anémones sont des organismes qui sont, d'une part exigeants quant aux conditions d'environnement et d'autre part incompatibles avec les autres invertébrés fixés du fait de leur mobilité et de leur pouvoir urticant. Il faut donc de préférence éviter les anémones dans un aquarium récifal communautaire. Pourtant le projet initial d’un débutant est le plus souvent : « Deux poissons clowns, une anémone, et puis, si tout va bien, j’ajouterai quelques coraux ». En fait si le choix du poisson clown est recommandé, il est préférable de placer un corail mou de substitution à l’anémone. Ce corail sera plus facile à maintenir et les poissons clowns s’en accommoderont fort bien.

En ce qui concerne les fragiles scléractiniaires ou coraux durs (coraux sécrétant un squelette calcaire), ceux-ci ne pourront être envisagés qu'à partir de la première année de bon fonctionnement de l'aquarium et avec un matériel adapté. Ces derniers nécessitant une maintenance encore plus pointue des paramètres physico-chimiques et tous les coraux durs font partis des espèces protégées (CITES).

Le projet sera construit de façon à prendre en compte dès le début les exigences des futurs pensionnaires de l’aquarium. Par exemple : L’investissement dans une excellente source d’éclairage si le but est de conserver à terme des coraux durs ou des mollusques Tridacna.

Un aquarium ‘Fish Only’ n’est pas aussi simple à réaliser que cela et réclame des moyens importants : Bac de grand volume, filtres externes dimensionnés pour absorber la quantité importantes de déjections. L’équilibre naturel ne peut être reproduit simplement du fait de la disproportion entre la population des animaux de grandes tailles et celle des petits organismes. Finalement la stabilité sur une longue période n’est obtenue qu’avec l’aide d’un matériel imposant.

Pour ces raisons, il est conseillé de commencer avec un petit aquarium récifal d’environ 150 litres peuplé de très peu de poissons où les invertébrés, en particulier les alcyonaires résistants (coraux mous), constituent l’essentiel du décor. Cet aquarium nécessite certainement un faible taux de nitrates mais n’a pas d’exigences particulières et est relativement facile si le choix des poissons et des invertébrés est fait raisonnablement et que l’on s’en tient aux espèces recommandées dans ce guide. Ce type d’aquarium est aussi suffisamment complexe et passionnant pour ne pas vous faire regretter votre choix. Sa longévité vous apportera beaucoup de plaisir pendant de nombreuses années.

Un volume de 150 litres est généralement considéré trop petit car son équilibre biologique et physico-chimique est plus délicat à maintenir que celui d’un bac plus volumineux, jugé plus stable. Dans un grand aquarium les variations sont effectivement plus lentes à s’opérer et le temps de réaction pour corriger un problème est allongé. Pour cette raison, et aussi pour les conditions de vie infligées aux poissons, les volumes inférieurs à 300 litres sont généralement déconseillés aux débutants.

Mais la réalisation d’un aquarium de petit volume est aussi un bon test, une première étape, qui vous permet de savoir si vous êtes un bon observateur, attentif au moindre changement et apte à l’aquariophilie récifale. Depuis quelques années, grâce à des techniques adaptées, des amateurs audacieux ont osé et prouvé qu’un aquarium récifal de faible volume pouvait être viable et accessible aux débutants.

Pourquoi choisir un volume réduit

Connaître les contraintes d’un volume réduit

Les différents modèles d’aquariums récifaux classés par volume

Le mini-récif
Si votre souhait est de conserver plusieurs couples de poissons et si votre budget vous le permet, optez pour un aquarium mini-récif de 200 à 500 litres environ, qui est assez stable, plus tolérant aux erreurs de dosage et qui offre de meilleures conditions de vie aux animaux. Soyez conscient que malgré cette apparente stabilité, un volume plus important ne fait souvent que retarder l'apparition des symptômes d'un dérèglement et qu'alors son inertie devienne pénalisante pour rectifier la situation. Un volume important ne vous dégage donc pas de l'attention et du temps que vous devrez accorder à votre aquarium.
Bien que techniquement faisable, choisir un volume supérieur à 500 litres me semble trop ambitieux pour un débutant. Après une première expérience, vous pourrez envisager plus sereinement cette réalisation.

Minirécif plus de 200 litres
Minirécif plus de 200 litres

Le micro-récif
Le micro-récif est un compromis entre difficulté propre au volume, budget, temps et plaisir.
Le choix des poissons est certes limité et leur nombre devra être minime mais ils seront bien présents, ce qui, il faut l’avouer, est souvent le souhait initial. Le volume est aussi suffisant pour la conservation et le développement des invertébrés les plus courants. Le matériel sera certes un plus complexe que dans un nano mais il sera plus facile de le dissimuler dans le décor.

Microrécif entre 50 et 200 litres
Microrécif entre 50 et 200 litres

Le nano-récif
A l'opposé des aquariums de volume important, vous pouvez choisir de faire un nano récif, bac de moins de 50 litres, ou même un pico récif de moins de 30 litres. Dans ces aquariums bonsaïs le choix se limite à maintenir seulement quelques invertébrés et il devient impossible d'y conserver des poissons . Mais si vous y placez seulement quelques coraux et petits invertébrés l'effet spectaculaire est (presque) garanti et le rapport satisfaction - prix imbattable !
La principale difficulté du nano-récif est liée directement au volume d’eau entraînant une très faible inertie et en conséquence, une instabilité chronique, en particulier celle de la température. L’évaporation relativement importante rend problématique le maintien de la salinité à un niveau constant. Aussi l’installation doit être conçue en tenant compte de ces facteurs pour en diminuer les effets.

Nanorécif moins de 50 litres
Nanorécif moins de 50 litres

Spécial nano : Cette annotation signale une précaution spécifique à prendre avec ce type d’aquarium. Si ces conseils sont compris et mis en application la réalisation d’un nano-récif peut être parfaitement envisagée par un débutant.

La capacité d’épuration des déchets est évidemment limitée et il faut résister à la tentation de mettre des animaux incompatibles avec le volume très réduit. Seul un choix restreint d’espèces convient, il faudra impérativement s’y tenir.

Sous réserve de bien suivre ces recommandations, le nano-récif est la solution pour démarrer en aquariophilie récifale avec un matériel et un budget minimum.

Pour vous aidez à choisir

N’oubliez pas : Fixez votre objectif sans surévaluer vos capacités techniques et financières. Il vaut mieux revoir son projet avec modestie que de ne pas arriver à mettre les moyens nécessaires à sa réalisation.

Tubastrea sp.
Tubastrea sp.

La méthode berlinoise en quelques mots

L’histoire de l’aquariophilie récifale moderne n’est pas très ancienne, nous disposons cependant d’un recul d’une vingtaine d’années pour juger des résultats obtenus avec les diverses techniques et expérimentations. Parmi toutes les solutions évaluées ayant des résultats positifs, une se dégage particulièrement : La méthode berlinoise. Cette technique doit son nom à Dietrich Stüber et aux aquariophiles de Berlin et aussi à Peter Wilkens en Suisse.

Cette technique a fait ses preuves chez de nombreux d’amateurs. Ses règles sont clairement exprimées, compréhensibles et faciles à mettre en œuvre pour un débutant. Le développement de l’aquariophilie récifale doit beaucoup à cette technique qui permet la réalisation d’aquariums aptes à la conservation des invertébrés sur plusieurs années.

La méthode berlinoise repose sur un fonctionnement naturel et l'utilisation en quantité suffisante de petits détritivores , de décomposeurs et de pierres vivantes assurant l'épuration biologique au sein même de l'aquarium.

Cette filtration biologique naturelle de l’aquarium fait l’objet d’une analyse détaillée dans le chapitre consacré aux ‘Techniques de filtration’. Sachez que les pierres vivantes sont des débris coralliens abritant une importante microfaune détritivore réalisant la filtration biologique et cela jusqu'à la dénitrification (recyclage des nitrates). Les biologistes nomment ce processus le cycle de l'azote.

La méthode berlinoise nécessite, en plus des pierres vivantes :

Ce site développe principalement la 'Méthode berlinoise', technique de gestion des nutriments mise au point pour les aquariums récifaux. Il faut comprendre et appliquer cette méthode mais sans varier dans ses lignes directrices. En effet 'mélanger' les techniques berlinoise, DSB ou Jaubert, naturelles ou FO sans trop bien saisir les différences risque d'aboutir à un échec.

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